Introduction: 

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Aujourd’hui les cartels mexicains exercent une hégémonie sur les trafics illicites dans le bassin des Caraïbes. Elle porte sur les trafics de drogues, des armes légères et d’êtres humains y compris les migrations clandestines. La « Pax Mexicana » au 21ème siècle, selon l'expression utilisée pour évoquer l'hégémonie mexicaine dans la région et partant celle des cartels, a dramatiquement changé la nature et les buts stratégiques des trafics illicites et l’ordre social fondé sur ces trafics dans le bassin des Caraïbes. Read more...

`Pour clore, provisoirement, l'enquête commencée dans le numéro précédent par Daurius Figueira sur l'hégémonie des cartels mexicains dans les Caraïbes, l'auteur expose quelle est leur stratégie et les alliances que ceux-ci concluent en Afrique dans la perspective d'une hégémonie mondiale méthodiquement construite. Read more...

Cet article examine la production et les flux commerciaux du cannabis dans la région caribéenne. L’analyse révèle une hiérarchisation des lieux de production ainsi que l’apparition de routes du commerce vers les marchés régionaux et internationaux. L’organisation du trafic se complexifie à mesure que les profits tirés du cannabis s’amplifient. Cette drogue, qui fut pendant longtemps produite et vendue par de petits agriculteurs isolés et précarisés par les politiques néolibérales mises en place dans la région depuis le début des années 1970, tend désormais à intégrer des réseaux de commercialisation complexes et multiples : gangs jamaïcains, cartels mexicains. Read more...

Cet article discute du lien entre racisme, ségrégation ethnique et trafic de drogues illicites dans trois territoires caribéens caractérisés par une forte représentation des populations d'origine indienne et africaine : Trinidad, le Suriname et le Guyana. Pour des raisons historiques, ces territoires ont connu l'apparition relativement récente d'une classe d'entrepreneurs indo-caribéen prospère. D'un autre côté, pour les mêmes raisons, les populations d'origine afro-caribéennes y représentent l'essentiel de la classe pauvre urbaine. C'est sur cette base que s'est développé, à partir des années 1980, le trafic de cocaïne colombienne. D'où, dans la majorité des cas, une spécialisation ethnique des activités liées au trafic. A la base de la pyramide sociale, les jeunes Afro-caribéens des bidonvilles de Buxton (Guyana) ou de Laventille (Trinidad), par exemple, se retrouvent sur-représentés parmi les coupables de crimes commandités liés au trafic. Et émerge un discours raciste présentant les « noirs » comme plus enclin au crime... Read more...

Cet article examine les nouvelles tendances géographiques et géopolitiques du trafic illicite de cocaïne dans les régions productrices sud américaines, les marchés consommateurs occidentaux, et les espaces intermédiaires, particulièrement la région Caraïbe et l’Afrique. Des évolutions importantes ont touchées ces trois espaces-types depuis deux décennies : l’étape de la production a été concentrée en Colombie sans avoir pour autant disparue du Pérou et de Bolivie, la consommation augmente en Europe, en Amérique latine et en Afrique, et le trafic se développe fortement dans les espaces intermédiaires, en se contractant et se dilatant au gré des mesures répressives mises en place. Ces évolutions sont dues à l’effet ballon, le contournement des répressions mises en place et le déplacement des problèmes plutôt que sa résolution, et ce d’autant plus que, en dehors des discours, aucune volonté nette d’éradication de ce trafic n’apparaît à travers les actions entreprises. Ceci suffit à soulever la question de l’instrumentalisation de la prohibition, soulignant le fait que la répression masque en réalité des interventions géopolitiques majeures. Read more...